Marie Antoinette: innocente ou coupable? Une analyse de sa représentation filmique
DOI:
https://doi.org/10.18357/ar.burgart.612015Keywords:
Marie Antoinette, reine de France, film historique, mythes, misogynie, sexe, xénophobie, anglophone, francophone, culture, culture visuelle, monarchie, révolution, Versailles, Coppola, Grubin, W.S. Van Dyke, Les adieux à la reine, The AfAbstract
leur impact sur les croyances collectives face à l’histoire devient une vraie nécessité. Marie Antoinette est une personnalité historique qui nous captive encore, plus de 200 ans après son décès. Le débat au sujet de son innocence ou sa culpabilité comme reine de France reste encore présent et pertinent dans le domaine historique et dans la culture populaire ; l’intersection entre ces deux perspectives devrait être étudiée de plus près. Ce projet de recherche examine huit films qui représentent également les films francophones et anglophones. Il démontre que les films se rapprochent de la pensée actuelle des historiens voulant que Marie Antoinette fût plutôt une victime des circonstances, mais que plusieurs mythes au sujet de sa vie privée persistent dans les films : la société occidentale n’est toujours pas prête à relâcher sa critique d’elle. Des variations culturelles sont pourtant apparentes dans plusieurs films. Les films anglophones se délectent de l’aspect visuel de Versailles et insistent plus sur l’innocence de la reine, tandis que les films francophones ont tendance à se concentrer sur l’aspect historique et ne se distancient pas entièrement de l’idée de sa culpabilité.
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