Topiques, Études Satoriennes https://journals.uvic.ca/index.php/sator <p>La revue <em>Topiques, Études Satoriennes</em> publie les recherches de la Société d'Analyse de la TOpique Romanesque (www.satorbase.org). Les soumissions sont examinées et revues par les pairs. Les articles sont en accès libre en ligne et indexés.</p> <p>&nbsp;</p> fr-CA <p>Les auteurs qui publient dans cette revue acceptent les termes suivants :</p> <ol> <li class="show">Les auteurs conservent le droit d'auteur et accordent à la revue le droit de première publication, l'ouvrage étant alors disponible simultanément, sous la licence Licence d’attribution Creative Commons permettant à d'autres de partager l'ouvrage tout en en reconnaissant la paternité et la publication initiale dans cette revue.</li> <li class="show">Les auteurs peuvent conclure des ententes contractuelles additionnelles et séparées pour la diffusion non exclusive de la version imprimée de l'ouvrage par la revue (par ex., le dépôt institutionnel ou la publication dans un livre), accompagné d'une mention reconnaissant sa publication initiale dans cette revue.</li> <li class="show">Les auteurs ont le droit et sont encouragés à publier leur ouvrage en ligne (par ex., dans un dépôt institutionnel ou sur le site Web d'une institution) avant et pendant le processus de soumission, car cela peut mener à des échanges fructueux ainsi qu'à un nombre plus important, plus rapidement, de références à l’ouvrage publié (Voir The Effect of Open Access).</li> </ol> hcazes@uvic.ca (Hélène Cazes) hcazes@uvic.ca (Hélène Cazes) sam, 11 mai 2019 06:20:32 -0700 OJS 3.1.1.4 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Dédicace https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18701 À Henri Coulet. Hélène Cazes ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18701 sam, 11 mai 2019 06:20:27 -0700 Maître et Disciple : une relation topique https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18689 Si c’est au personnage de Fénelon que le mentor doit son nom – Mentor est le précepteur du héros éponyme des <em>Aventures de Télémaque</em> (1699) – le mentorat, ce lien qui, selon Françoise Waquet « signifie à la fois l’autorité et l’affection, la filiation et la continuité des générations, le don des connaissances et la production des talents», existe depuis bien plus longtemps. Il nous a semblé intéressant d’étudier dans la durée ce lien à la fois émotif, intellectuel et social, et d’en examiner l’expression dans les textes d’Ancien Régime tout particulièrement. Veronique Duché, Madeleine Jeay, Yen-Mai Tran-Gervat ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18689 sam, 11 mai 2019 06:20:27 -0700 Table des matières https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18690 La liste des articles dans leur ordonnancement. Les résumés sont présentés selon l'ordre alphabétique des auteurs. Veronique Duché, Madeleine Jeay, Yen-Mai Tran-Gervat ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18690 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Quels apprentissages peut-on lire dans les traités de peinture médiévaux ? https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18676 <p>Les traités techniques de peinture sont riches d’enseignement, que ce soit pour apprendre à fabriquer les couleurs que pour apprendre à dessiner. Nous avons essayé de dresser le portrait de l’apprenti, dans sa relation avec son maître. Et ce, que ce soit par le comportement du premier ou les dons du second. Quant au dessin, diverses techniques sont utilisées selon le stade d’apprentissage où en est l’élève. Des simples traits droits, en passant par la copie de maître, à la technique de l’encre au pinceau ou de traits à la plume, il faut dessiner tous les jours pour s’améliorer.</p><p> </p><p>The technical treatises on painting are rich in teaching, whether to learn to make colors or to learn how to draw. We tried to make the portrait of the apprentice, in his relationship with his master. And this, whether by the behavior of the first or the gifts of the second. As for drawing, various techniques are used according to the stage of learning where the pupil is. From simple straight lines, through the master copy, to the technique of ink brush or strokes to the pen, you have to draw every day to improve.</p> Claudine Marie Ange Brunon ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18676 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 De disciple à mentor : le parcours exemplaire de Christine de Pizan https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18418 <p>De disciple à mentor, c’est le parcours suivi par Christine de Pizan. Elle commence par se mettre en scène guidée par des personnifications allégoriques comme la Sibylle de Cumes dans le <em>Chemin de long estude</em>, et Raison, Droiture et Justice dans le <em>Livre de la Cité des Dames</em> et le <em>Livre des trois Vertus</em>. Puis elle assume en son nom propre le rôle de mentor. Le périple initiatique qu’elle entreprend dans le premier de ces textes, renvoie au topos bien connu du voyage dans l’Au-delà sous la conduite d’une figure emblématique, représenté par deux œuvres majeures qui l’ont inspirée, la <em>Divine Comédie</em> de Dante et l’<em>Énéide</em> de Virgile.  </p><p> </p><p>From disciple to mentor, this is the path followed by Christine de Pizan. She begins to stage herself under the guidance of allegorical personifications such as the Cumaean Sibyl in <em>Chemin de long estude</em> (The Long Road of Learning), and Reason, Rectitude and Justice in the <em>Livre de la Cité des Dames</em> (The Book of the City of Ladies) et le <em>Livre des trois Vertus</em> (The Book of the Three Virtues). Then she assumes in her own name the role of mentor. The initiatory quest she undertakes in the first of these texts, refers to the well-known topos of the trip to the Other World under the guidance of an emblematic figure, represented by two major works that inspired her, Dante’s <em>Divine Comedy</em> and Virgil’s <em>Aeneid</em>.</p><p> </p> Madeleine Jeay ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18418 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Clément Marot élève de Jean : le modèle des récits de formation allégoriques https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18416 <p>Lorsque Clément Marot raconte sa formation au métier d’écrivain auprès de son père, dans<em> L’Enfer</em>, l’épître « Au Roy » de <em>La Suite</em> et <em>L’Eglogue au Roy, soubs les noms de Pan, &amp; Robin</em>, son récit se fait souvent fictif. Ces entorses à la vérité autobiographique correspondent en fait à la réécriture de <em>topoï</em> issus des récits de formation allégoriques. Marot mobilise ces <em>topoï </em>à des fins rhétoriques – lorsqu’il se défend ou réclame des biens – mais aussi esthétiques – car ils servent au poète à redéfinir son art et l’exercice même du métier d’écrivain courtisan.</p>When Clément Marot tells how his father taught him to be a poet, in <em>L’Enfer</em>, the epistle « Au Roy » from <em>La Suite</em> and <em>L’Eglogue au Roy, soubs les noms de Pan, &amp; Robin</em>, his account often gets fictional. Actually, this twisting of the autobiographic truth corresponds to the rewriting of topoi taken from allegorical initiation narratives. Marot draws on these topoi for a rhetorical purpose – when he defends himself or asks for goods – but also for an aesthetic one – for the poet uses them to redefine his art and the very exercise of the profession of court poet. Ellen Delvallée ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18416 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 De la Delie de Scève en Diotima rediuiua, ou l’image d’un mentor sans le son https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18673 <p>Mentor exceptionnel car femme, étrangère, et instruisant Socrate, Diotime constitue à la Renaissance une référence majeure pour réfléchir sur l’amour en rejouant le <em>Banquet</em>. Mais tout se complique lorsque Scève, après Castiglione et Speroni, campe Diotime en métaphore de l’Aimée dans <em>Delie</em> (1544) : la concurrence d’autres instances féminines, le caractère final de l’assimilation, l’ambiguïté structurelle du dizain, et le caractère silencieux d’un discours prétendument rédempteur, laissent apparaître une dimension ironique, car Diotime enseigne aussi bien à haïr qu’à aimer, et la spécificité retorse d’un discours qui préfère l’inscription à l’expression.</p><p>Made an exceptional mentor by her sex, her foreignness and her status as Socrates’ teacher, Diotima was a key figure of reference in Renaissance discussions about Love in revivals of Plato’s Symposium. The waters become muddied when Scève, following the examples of Castiglione and Speroni, uses the character of Diotima as a metaphor for the beloved woman in Delie (1544): the competition with other female characters, the finality of the metaphor, the ambiguous structure of the dizain, and the fact that the redeeming speech is absolutely silent combine to imply a certain irony, for here Diotima is supposed to teach Hatred as well as Love, and the mischievous side of a poetic composition that favours inscription over expression.</p> Xavier Bonnier ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18673 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Le Mentorat féminin dans les contes de fées : De ruses en ruses https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18682 <p>Cet article examine les différentes formes de mentorats féminins dans trois contes de fées du Grand Siècle: <em>Riquet à la Houppe</em>, <em>L’Adroite princesse ou les aventures de Finette</em>, et <em>L’Enchanteur</em>.   On y trace le rôle du mentorat dans la relation conteuses-lectrices, ainsi que son influence sur le refus des contraintes domestiques et sociales imposées sur les femmes.  Le mentorat féminin, qui apparaît chez ces conteuses dans des maximes, dans un appel à l’écriture, ou dans la conclusion de l’intrigue, sert à dénoncer les hommes et à encourager les femmes tant à la production du genre merveilleux qu’à la liberté de conduite féminine.</p><p> </p><p>This paper examines manifestations of female mentoring in three fairy tales of the Old Régime: <em>Riquet à la Houppe</em>, <em>L’Adroite Princesse ou les aventures de Finette</em>, and <em>L’Enchanteur</em>. It traces the role mentoring plays between female authors and female readers, as well as its influence on the rejection of domestic and social constraints imposed on women.  Female mentoring, which here can be seen in maxims, in a call-to-writing, and in the conclusion of the tale, is used to denounce men, but also to encourage women to write fairy tales and to live a freer life. </p> Marianne Legault ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18682 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 L’échec du mentorat dans Les malheurs de l’amour (1747) de Madame de Tencin et dans Les Lettres du marquis de Roselle (1764) de Madame Élie de Beaumont https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18665 <p>Le roman du siècle des Lumières est riche en topoi mettant en scène le mentor : Madame de Tencin dans <em>Les Malheurs de l’amour</em> (1747) et Madame Élie de Beaumont dans les <em>Lettres du marquis de Roselle</em> (1764) sont particulièrement sensibles à la mise en scène de ce personnage qui évolue depuis Fénelon de manière dramatique. Dans les textes étudiés, ce conseiller avisé, souvent une femme, évoque une philosophie qui dépasse son symbolisme classique : souvent maître à penser, il devient lui-même un porte-parole désabusé des Lumières, mais il en sera lui-même/elle-même victime. Il/elle guide le mentoré/la mentorée à travers la forêt obscure des illusions passionnelles, celles de l’amour certes, mais celles engendrées surtout par le jeu quelque peu contradictoire des intérêts de classe, de la morale bourgeoise en mal de devenir et d’une aristocratie appauvrie, décadente et libertine.</p><p>Le XVIII<sup>e</sup> siècle voit une véritable métamorphose du mentor classique : il continue de remplir le rôle pluriel de conseiller, mais aussi de modèle d’ordre narratologique surtout chez Madame de Tencin –la référence obligée demeurant Madame de Lafayette. Davantage, le mentor devient au siècle des Lumières un être en chair et en os, sensuel et passionné et dont la morale atteint plutôt une dimension anthropologique, qui ausculte les lois et les sonde à la lumière de la raison. Le siècle des « libertins » est le siècle d’un mentorat repensé, calculé, teinté souvent de ce mal existentiel, résurgence des forces du « moi » double qui caractérise l’être, une philosophie inaugurée par Montaigne et qui trouvera ses échos chez Descartes ou Pascal entre autres. Ce mal persiste au siècle de la « raison » malgré l’optimisme qui semble le caractériser. Nous limitons notre analyse aux deux romans mentionnés dans l’intitulé, mais il serait souhaitable, dans des études ultérieures et pour enrichir la base des données de la SATOR, d’élargir le débat à d’autres romans des Lumières.</p><p>The novel of the Enlightenment is rich in topoi evoking mentors: Madame de Tencin, in <em>Les Malheurs de l’amour</em> (1747) and Madame Élie de Beaumont in <em>Lettres du marquis de Roselle</em> (1764) are particularly keen to stage this character who has been evolving since Fenelon in quite a<strong> </strong>dramatic manner: in the texts studied, the<strong> </strong>mentor, a wise advisor, often a woman, alludes to a message that goes well beyond its ancient symbolism. However, this intellectual guide becomes the disillusioned spokesperson and, at the same time, the victim of the Enlightenment. S/he guides the mentee through the dark forest of deceptive passions, such as the obvious example of love, but also those passions born, above all, of the contradictory game of interests between social classes, the behaviour of a bourgeoisie desperate to be recognized, and the impoverished, decadent and libertine aristocracy.</p><p>The 18<sup>th</sup> Century witnesses a transformation of the mentor as s/he was classically portrayed. The latter keeps on fulfilling his<strong>/</strong>her original role as an advisor, but also becomes a narratological model – particularly in Madame de Tencin’s fictions, for whom Madame de Lafayette, for example, remains the intellectual model to imitate. Moreover, the mentor becomes<strong>,</strong> during the Enlightenment<strong>,</strong> a being in the flesh, sensual, passionate, whose ethic is merely anthropological, who surveys and examines the laws through reason. The Age of the “libertine” is also the era of a reconsidered mentorship: a calculating character, the libertine-mentor is often tinged with existential evil, a resurgence of a double-edged “ego” which characterizes human beings, a philosophy inaugurated by Montaigne and echoed by Descartes and Pascal, among others. Evil lingers during the entire Enlightenment despite the optimism conveyed by reason. Although this analysis will focus on the two aforementioned novels, it would also be stimulating to further the study of this topos, by including several other novels which would expand and enrich the SATOR database.</p> Sante Arcangelo Viselli ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18665 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 La figure quichottique et la réversibilité de la relation de mentorat dans Don Quichotte et Le Télémaque travesti https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18528 <p style="margin-bottom: 0cm;">Cet article étudie le traitement du couple mentor-disciple dans deux « romans de la folie romanesque », <em>Don Quichotte </em>de Cervantès (1605-1615), le modèle de tous ces romans, et <em>Le Télémaque travesti</em> de Marivaux (1714), singulière parodie du <em>Télémaque </em>de Fénelon. Il s’efforce d’analyser les motifs comiques liés notamment à la transmission des savoirs livresques à un disciple ancré dans la culture populaire, mais aussi à l’éventuelle réversibilité de cette relation de mentorat.</p><p>This paper examines how the mentor-mentee relationship is developed in two “Quixotic” novels : Cervantes’ <em>Don Quixote</em> (1605-1615), the genre matrix, and Marivaux’s <em>Télémaque travesty</em> (1714), a unique parody of Fénelon’s <em>Télémaque</em>. It analyses comic situations linked with the transmission of literary knowledge to a pupil who is rooted in popular culture, and interrogates the possibility of a reversal of the mentor-mentee relationship.</p> Yen-Mai Tran-Gervat ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18528 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Visages comiques de Mentor. Remarques sur les figures magistrales dans le roman comique. https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18679 <p>Les romans comiques<em> </em>actualisent la figure du mentor par la présence de personnages tantôt maitre, tantôt guide, passés au crible du soupçon. <em>Francion </em>renvoie l’image satirique du maitre comme bourreau, Hortensius, complétée par la figure du guide, Raymond, ami ouvrant  Francion au libertinage. Le guide lui-même offre une image complexe : Anselme incarne un guide paradoxal puisqu’il conforte le berger extravagant dans sa folie, quitte à écorner les valeurs de l’amitié. Chez Cyrano, le Démon de Socrate enseigne une « burlesque pédagogie » qui fera s’émanciper Dyrcona de Campanella. La mise à distance de l’autorité (y compris celle du pseudo-éditeur du <em>Francion</em>) inscrit ainsi la lecture critique comme principe légitimant consubstantiel au genre.</p><p> </p><p><strong>Mentor's comic faces. Remarks on masterly figures in comic novels.</strong></p><p>Comic novels update the figure of the mentor through the presence of sometimes master-, sometimes guide-like characters, against the litmus test of suspicion. <em>Francion</em> reflects the satirical image of the master-as-executioner, Hortensius, completed by the figure of the guide, Raymond, a friend introducing Francion to <em>libertinage</em>. The guide himself offers a complex image: Anselme embodies a paradoxical guide figure since he reinforces the extravagant shepherd in his madness, even if it means scorning the values of friendship. With Cyrano, the Demon of Socrates teaches a “burlesque pedagogy” that is to emancipate Dyrcona from Campanella. The distancing of authority (including that of Francion's pseudo-editor) thus makes critical reading a legitimating principle, and one that is inherent to the very genre.</p> Patricia Gauthier ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18679 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Guides, mentors, maîtres et disciples. D’Eschyle à Diderot et Updike, ou l’inversion de la relation de maître à disciple https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18677 <p>Du (M/m)entor au maître ou au guide, le tracé de la fonction de précepteur est attribué à divers auteurs qui se sont succédé dans les monarchies d’Occident, jusqu’à ce que Diderot vienne bousculer cet apparent consensus au XVIIIème s.: son évolution à cet égard est saisissante ; mais n’a-t-il pas changé de position pour des raisons liées à sa découverte de la figure de Prométhée dans le texte original grec ? Diderot n’est pas sans disciples parmi les post-modernes, y compris aux Etats-Unis.</p><p>From (M/m)entor to master or guide, the function of the tutor /trainer has been mapped by various authors in Western monarchies. One man questioned this apparent consensus in XVIIIth c. France : Diderot ‘s evolution in this respect is striking and the reason why his position shifted is clearly related to his discovering the character of Prometheus in the Greek text.  Hie may still be found to have post-modern followers, even in contemporary America.</p> Michel-guy Gouverneur ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18677 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Le mentor et l’homme, l’exemple du Doyen de Killerine de l’abbé Prévost et du Nouveau doyen de Killerine de L-S. Mercier https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18672 <p>Si l’œuvre de Prévost est marquée par le thème de l’éducation, seul <em>Le Doyen de Killerine</em> (1735-1740) structure l’intégralité du récit autour des aventures d’un guide moral dont l’inexpérience remettra constamment en question sa mission. Du reste, cette spécificité semble d’autant plus remarquable qu’elle inspirera quelques années plus tard L-S. Mercier dans son drame intitulé <em>Le Nouveau Doyen de Killerine.</em> La présente étude se propose d’étudier comment ces œuvres mettent en exergue le discours de mentors équivoques, aux prises avec leurs faiblesses d’homme, à travers l’étude de deux topoï, à savoir celui du changement d’identité et de la reconnaissance. </p>If Prévost's work is influenced by the theme of education, <em>Le Doyen de</em> <em>Killerine</em> (1735-1740) is the only work, which focuses on the adventures of a moral guide whose inexperience constantly casts doubt on his mission. Moreover, this specificity seems all the more remarkable as it will inspire L-S. Mercier in his drama entitled <em>Le Nouveau Doyen de</em> <em>Killerine</em>. The present study proposes to study how these works highlight the discourse of equivocal mentors, struggling with their weaknesses of man, through the study of two topoi, namely those of the change of identity and recognition. Alisson Charlène Cheng ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18672 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux», l’initiation dans Archaos ou le jardin étincelant de C. Rochefort https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18668 <p><em>Archaos ou le jardin étincelant</em> de Cristiane Rochefort, est une utopie post soixante-huitarde.  L’apprentissage prôné dans ce roman, fait un pied de nez aux romans d’initiation traditionnels : les règles édictées ne le sont pas par un mentor exogène. Les maîtres à pensée classiques sont tournés en dérision. L’initiation tournée vers et pour soi-même, se fait par le biais de l’éducation sexuelle condition <em>sine qua non</em> de l’accession au pouvoir. Résolument féministe, ce roman repense le monde guidé par les femmes. Archaos est l’histoire d’un cheminement dionysiaque, qui sous couvert d’utopie politique, appelle à la mort symbolique et à une renaissance ésotérique sous l’égide de la déesse Isthar.</p><em>Archaos ou le jardin étincelant</em> by Cristiane Rochefort, is a post-May 68 utopia.  The learning process prescribed in this novel parodies/mocks traditional coming-of-age novels: rules are not enacted by an exogenous mentor.  Classical intellectual guides are ridiculed.  The process of initiation is turned inward, toward the self, and is accomplished by way of sex education, the <em>ultimate condition </em>for access to power.  Resolutely feminist, this novel reconsiders the world led by women.  <em>Archaos</em> is the story of a Dionysian journey under the guise of a political utopia which calls for symbolic death and for an esoteric renaissance under the auspices of the goddess Isthar. Imen Amiri ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18668 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Variantes sur la figure du mentor au XVIIe siècle https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18923 <div class="page" title="Page 1"><div class="layoutArea"><div class="column"><p><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">Cet article explorera la figure du mentor dans des textes du XVII</span><span style="font-size: 8.000000pt; font-family: 'Calibri'; vertical-align: 4.000000pt;">e </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">siècle en utilisant trois ressources électroniques, le logiciel d’analyse de texte Voyant, la base de données Satorbase, et BiblioToucher, une bibliothèque virtuelle de textes intégraux d’Ancien Régime. À partir des configurations de mentorat dans quatre textes bien différents (</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Le Voyage dans la lune</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">, </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">la Princesse de Clèves</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">, </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Amelonde </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">et l’étonnante </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Histoire de la Marquise-Marquis de Banneville</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">) les mots clés du mentorat seront identifiés et analysés (fréquence, distribution et collocations). Ceci permettra non seulement d’en tirer des topoï dans ces textes mais aussi de tenter de retrouver ces mêmes topoï dans d’autres textes de l’époque. </span></p><p><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">This article will analyze the character of the mentor in Seventeenth Century novels through the use of three electronic resources : the textual analysis tool Voyant ; the Satorbase database of recurrent narrative sequences ; and the BiblioToucher virtual library of Ancien Régime texts. Using representations of mentoring in four quite different novels (</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Le Voyage dans la lune</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">, </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">la Princesse de Clèves</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">, </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Amelonde </span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">and l’</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri'; font-style: italic;">Histoire de la Marquise-Marquis de Banneville</span><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Calibri';">) the key words associated with mentors will be identified and analyzed. This analysis will be applied to these and other texts of the period in an attempt to semi-automatically identify recurrent narrative sequences. </span></p></div></div></div> Daniel Maher ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18923 dim, 12 mai 2019 03:45:16 -0700 Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux, l‘initiation dans Archaos ou le jardin étincelant de C. Rochefort https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18457 <p><em>Archaos ou le jardin étincelant</em> de Cristiane Rochefort, est une utopie post soixante-huitarde.  L’apprentissage prôné dans ce roman, fait un pied de nez aux romans d’initiation traditionnels : les règles édictées ne le sont pas par un mentor exogène. Les maîtres à pensée classiques sont tournés en dérision. L’initiation tournée vers et pour soi-même, se fait par le biais de l’éducation sexuelle condition <em>sine qua none</em> de l’accession au pouvoir. Résolument féministe, ce roman repense le monde guidé par les femmes. Archaos est l’histoire d’un cheminement dionysiaque, qui sous couvert d’utopie politique, appelle à la mort symbolique et à une renaissance ésotérique sous l’égide de la déesse Isthar.</p><p><em>Archaos ou le jardin étincelant</em> by Cristiane Rochefort, is a post-May 68 utopia.  The learning process prescribed in this novel parodies/mocks traditional coming-of-age novels: rules are not enacted by an exogenous mentor.  Classical intellectual guides are ridiculed.  The process of initiation is turned inward, toward the self, and is accomplished by way of sex education, the <em>ultimate condition </em>for access to power.  Resolutely feminist, this novel reconsiders the world led by women.  <em>Archaos</em> is the story of a Dionysian journey under the guise of a political utopia which calls for symbolic death and for an esoteric renaissance under the auspices of the goddess Isthar.</p> Imen Amiri ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18457 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 De la Delie de Scève en Diotima rediuiua, ou l’image d’un mentor sans le son https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18675 <p>Mentor exceptionnel car femme, étrangère, et instruisant Socrate, Diotime constitue à la Renaissance une référence majeure pour réfléchir sur l’amour en rejouant le <em>Banquet</em>. Mais tout se complique lorsque Scève, après Castiglione et Speroni, campe Diotime en métaphore de l’Aimée dans <em>Delie</em> (1544) : la concurrence d’autres instances féminines, le caractère final de l’assimilation, l’ambiguïté structurelle du dizain, et le caractère silencieux d’un discours prétendument rédempteur, laissent apparaître une dimension ironique, car Diotime enseigne aussi bien à haïr qu’à aimer, et la spécificité retorse d’un discours qui préfère l’inscription à l’expression.</p><p> </p><p>Made an exceptional mentor by her sex, her foreignness and her status as Socrates’ teacher, Diotima was a key figure of reference in Renaissance discussions about Love in revivals of Plato’s Symposium. The waters become muddied when Scève, following the examples of Castiglione and Speroni, uses the character of Diotima as a metaphor for the beloved woman in Delie (1544): the competition with other female characters, the finality of the metaphor, the ambiguous structure of the dizain, and the fact that the redeeming speech is absolutely silent combine to imply a certain irony, for here Diotima is supposed to teach Hatred as well as Love, and the mischievous side of a poetic composition that favours inscription over expression.</p> Xavier Bonnier ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18675 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Quels apprentissages peut-on lire dans les traités de peinture médiévaux ? https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18408 <p>Les traités techniques de peinture sont riches d’enseignement, que ce soit pour apprendre à fabriquer les couleurs que pour apprendre à dessiner. Nous avons essayé de dresser le portrait de l’apprenti, dans sa relation avec son maître. Et ce, que ce soit par le comportement du premier ou les dons du second. Quant au dessin, diverses techniques sont utilisées selon le stade d’apprentissage où en est l’élève. Des simples traits droits, en passant par la copie de maître, à la technique de l’encre au pinceau ou de traits à la plume, il faut dessiner tous les jours pour s’améliorer.</p><p> </p>The technical treatises on painting are rich in teaching, whether to learn to make colors or to learn how to draw. We tried to make the portrait of the apprentice, in his relationship with his master. And this, whether by the behavior of the first or the gifts of the second. As for drawing, various techniques are used according to the stage of learning where the pupil is. From simple straight lines, through the master copy, to the technique of ink brush or strokes to the pen, you have to draw every day to improve. Claudine Marie Ange Brunon ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18408 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Le mentor et l’homme, l’exemple du Doyen de Killerine de l’abbé Prévost et du Nouveau doyen de Killerine de L-S. Mercier https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18414 <p>Si l’œuvre de Prévost est marquée par le thème de l’éducation, seul <em>Le Doyen de Killerine</em> (1735-1740) structure l’intégralité du récit autour des aventures d’un guide moral dont l’inexpérience remettra constamment en question sa mission. Du reste, cette spécificité semble d’autant plus remarquable qu’elle inspirera quelques années plus tard L-S. Mercier dans son drame intitulé <em>Le Nouveau Doyen de Killerine.</em> La présente étude se propose d’étudier comment ces œuvres mettent en exergue le discours de mentors équivoques, aux prises avec leurs faiblesses d’homme, à travers l’étude de deux topoï, à savoir celui du changement d’identité et de la reconnaissance.</p><p>If Prévost's work is influenced by the theme of education, <em>Le Doyen de</em> <em>Killerine</em> (1735-1740) is the only work, which focuses on the adventures of a moral guide whose inexperience constantly casts doubt on his mission. Moreover, this specificity seems all the more remarkable as it will inspire L-S. Mercier in his drama entitled <em>Le Nouveau Doyen de</em> <em>Killerine</em>. The present study proposes to study how these works highlight the discourse of equivocal mentors, struggling with their weaknesses of man, through the study of two topoi, namely those of the change of identity and recognition.</p><p> </p> Alisson Charlène Cheng ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18414 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Clément Marot élève de Jean : le modèle des récits de formation allégoriques https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18415 <p>Lorsque Clément Marot raconte sa formation au métier d’écrivain auprès de son père, dans<em> L’Enfer</em>, l’épître « Au Roy » de <em>La Suite</em> et <em>L’Eglogue au Roy, soubs les noms de Pan, &amp; Robin</em>, son récit se fait souvent fictif. Ces entorses à la vérité autobiographique correspondent en fait à la réécriture de <em>topoï</em> issus des récits de formation allégoriques. Marot mobilise ces <em>topoï </em>à des fins rhétoriques – lorsqu’il se défend ou réclame des biens – mais aussi esthétiques – car ils servent au poète à redéfinir son art et l’exercice même du métier d’écrivain courtisan.</p><p>When Clément Marot tells how his father taught him to be a poet, in <em>L’Enfer</em>, the epistle « Au Roy » from <em>La Suite</em> and <em>L’Eglogue au Roy, soubs les noms de Pan, &amp; Robin</em>, his account often gets fictional. Actually, this twisting of the autobiographic truth corresponds to the rewriting of topoi taken from allegorical initiation narratives. Marot draws on these topoi for a rhetorical purpose – when he defends himself or asks for goods – but also for an aesthetic one – for the poet uses them to redefine his art and the very exercise of the profession of court poet.</p> Ellen Delvallée ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18415 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Visages comiques de Mentor? Remarques sur les figures magistrales dans le roman comique https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18431 <p>Les romans comiques<em> </em>actualisent la figure du mentor par la présence de personnages tantôt maitre, tantôt guide, passés au crible du soupçon. <em>Francion </em>renvoie l’image satirique du maitre comme bourreau, Hortensius, complétée par la figure du guide, Raymond, ami ouvrant  Francion au libertinage. Le guide lui-même offre une image complexe : Anselme incarne un guide paradoxal puisqu’il conforte le berger extravagant dans sa folie, quitte à écorner les valeurs de l’amitié. Chez Cyrano, le Démon de Socrate enseigne une « burlesque pédagogie » qui fera s’émanciper Dyrcona de Campanella. La mise à distance de l’autorité (y compris celle du pseudo-éditeur du <em>Francion</em>) inscrit ainsi la lecture critique comme principe légitimant consubstantiel au genre.</p><p> </p> Patricia Gauthier ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18431 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Appropriation de la modernité, retour à l’antique et inversion de la relation de maître à disciple : Diderot entre Eschyle et Updike. https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18426 <p>Du (M/m)entor au maître ou au guide, le tracé de la fonction de précepteur est attribué à divers auteurs qui se sont succédé dans les monarchies d’Occident, jusqu’à ce que Diderot vienne bousculer cet apparent consensus au XVIIIème s.: son évolution à cet égard est saisissante ; mais n’a-t-il pas changé de position pour des raisons liées à sa découverte de la figure de Prométhée dans le texte original grec ? Diderot n’est pas sans disciples parmi les post-modernes, y compris aux Etats-Unis.</p><p> </p><p>From (M/m)entor to master or guide, the function of the tutor /trainer has been mapped by various authors in Western monarchies. One man questioned this apparent consensus in XVIIIth c. France : Diderot‘s evolution in this respect is striking and the reason why his position shifted is clearly related to his discovering the character of Prometheus in the Greek text.  He may still be found to have post-modern followers, even in contemporary America. </p> Michel Guy Gouverneur ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18426 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 De disciple à mentor : le parcours exemplaire de Christine de Pizan https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18417 <p>De disciple à mentor, c’est le parcours suivi par Christine de Pizan. Elle commence par se mettre en scène guidée par des personnifications allégoriques comme la Sibylle de Cumes dans le <em>Chemin de long estude</em>, et Raison, Droiture et Justice dans le <em>Livre de la Cité des Dames</em> et le <em>Livre des trois Vertus</em>. Puis elle assume en son nom propre le rôle de mentor. Le périple initiatique qu’elle entreprend dans le premier de ces textes, renvoie au topos bien connu du voyage dans l’Au-delà sous la conduite d’une figure emblématique, représenté par deux œuvres majeures qui l’ont inspirée, la <em>Divine Comédie</em> de Dante et l’<em>Énéide</em> de Virgile.  </p><p> </p><p>From disciple to mentor, this is the path followed by Christine de Pizan. She begins to stage herself under the guidance of allegorical personifications such as the Cumaean Sibyl in <em>Chemin de long estude</em> (The Long Road of Learning), and Reason, Rectitude and Justice in the <em>Livre de la Cité des Dames</em> (The Book of the City of Ladies) et le <em>Livre des trois Vertus</em> (The Book of the Three Virtues). Then she assumes in her own name the role of mentor. The initiatory quest she undertakes in the first of these texts, refers to the well-known topos of the trip to the Other World under the guidance of an emblematic figure, represented by two major works that inspired her, Dante’s <em>Divine Comedy</em> and Virgil’s <em>Aeneid</em>.</p><p> </p> Madeleine Jeay ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18417 sam, 11 mai 2019 06:20:28 -0700 Le Mentorat féminin dans les contes de fées : De ruses en ruses https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18681 <p>Le Mentorat féminin dans les contes de fées : De ruses en ruses</p><p align="center"> </p><p>Cet article examine les différentes formes de mentorats féminins dans trois contes de fées du Grand Siècle: <em>Riquet à la Houppe</em>, <em>L’Adroite princesse ou les aventures de Finette</em>, et <em>L’Enchanteur</em>.   On y trace le rôle du mentorat dans la relation conteuses-lectrices, ainsi que son influence sur le refus des contraintes domestiques et sociales imposées sur les femmes.  Le mentorat féminin, qui apparaît chez ces conteuses dans des maximes, dans un appel à l’écriture, ou dans la conclusion de l’intrigue, sert à dénoncer les hommes et à encourager les femmes tant à la production du genre merveilleux qu’à la liberté de conduite féminine.</p><p> </p>This paper examines manifestations of female mentoring in three fairy tales of the Old Régime: <em>Riquet à la Houppe</em>, <em>L’Adroite Princesse ou les aventures de Finette</em>, and <em>L’Enchanteur</em>. It traces the role mentoring plays between female authors and female readers, as well as its influence on the rejection of domestic and social constraints imposed on women.  Female mentoring, which here can be seen in maxims, in a call-to-writing, and in the conclusion of the tale, is used to denounce men, but also to encourage women to write fairy tales and to live a freer life. Marianne Legault ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18681 sam, 11 mai 2019 06:20:29 -0700 La figure quichottique et la réversibilité de la relation de mentorat dans Don Quichotte de Cervantès et Le Télémaque travesti de Marivaux https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18685 <p>Cet article étudie le traitement du couple mentor-disciple dans deux « romans de la folie romanesque », <em>Don Quichotte </em>de Cervantès (1605-1615), le modèle de tous ces romans, et <em>Le Télémaque travesti</em> de Marivaux (1714), singulière parodie du <em>Télémaque </em>de Fénelon. Il s’efforce d’analyser les motifs comiques liés notamment à la transmission des savoirs livresques à un disciple ancré dans la culture populaire, mais aussi à l’éventuelle réversibilité de cette relation de mentorat.</p><p> </p><p>This paper examines how the mentor-mentee relationship is developed in two “Quixotic” novels : Cervantes’ <em>Don Quixote</em> (1605-1615), the genre matrix, and Marivaux’s <em>Télémaque travesty</em> (1714), a unique parody of Fénelon’s <em>Télémaque</em>. It analyses comic situations linked with the transmission of literary knowledge to a pupil who is rooted in popular culture, and interrogates the possibility of a reversal of the mentor-mentee relationship.</p> Yen-Mai Tran-Gervat ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18685 sam, 11 mai 2019 06:20:29 -0700 L’échec du mentorat dans Les malheurs de l’amour (1747) de Madame de Tencin et dans Les Lettres du marquis de Roselle (1764) de Madame Élie de Beaumont https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18664 <p>Le roman du siècle des Lumières est riche en topoi mettant en scène le mentor : Madame de Tencin dans <em>Les Malheurs de l’amour</em> (1747) et Madame Élie de Beaumont dans les <em>Lettres du marquis de Roselle</em> (1764) sont particulièrement sensibles à la mise en scène de ce personnage qui évolue depuis Fénelon de manière dramatique. Dans les textes étudiés, ce conseiller avisé, souvent une femme, évoque une philosophie qui dépasse son symbolisme classique : souvent maître à penser, il devient lui-même un porte-parole désabusé des Lumières, mais il en sera lui-même/elle-même victime. Il/elle guide le mentoré/la mentorée à travers la forêt obscure des illusions passionnelles, celles de l’amour certes, mais celles engendrées surtout par le jeu quelque peu contradictoire des intérêts de classe, de la morale bourgeoise en mal de devenir et d’une aristocratie appauvrie, décadente et libertine.</p><p>Le XVIII<sup>e</sup> siècle voit une véritable métamorphose du mentor classique : il continue de remplir le rôle pluriel de conseiller, mais aussi de modèle d’ordre narratologique surtout chez Madame de Tencin –la référence obligée demeurant Madame de Lafayette. Davantage, le mentor devient au siècle des Lumières un être en chair et en os, sensuel et passionné et dont la morale atteint plutôt une dimension anthropologique, qui ausculte les lois et les sonde à la lumière de la raison. Le siècle des « libertins » est le siècle d’un mentorat repensé, calculé, teinté souvent de ce mal existentiel, résurgence des forces du « moi » double qui caractérise l’être, une philosophie inaugurée par Montaigne et qui trouvera ses échos chez Descartes ou Pascal entre autres. Ce mal persiste au siècle de la « raison » malgré l’optimisme qui semble le caractériser. Nous limitons notre analyse aux deux romans mentionnés dans l’intitulé, mais il serait souhaitable, dans des études ultérieures et pour enrichir la base des données de la SATOR, d’élargir le débat à d’autres romans des Lumières.</p><p>The novel of the Enlightenment is rich in topoi evoking mentors: Madame de Tencin, in <em>Les Malheurs de l’amour</em> (1747) and Madame Élie de Beaumont in <em>Lettres du marquis de Roselle</em> (1764) are particularly keen to stage this character who has been evolving since Fenelon in quite a<strong> </strong>dramatic manner: in the texts studied, the<strong> </strong>mentor, a wise advisor, often a woman, alludes to a message that goes well beyond its ancient symbolism. However, this intellectual guide becomes the disillusioned spokesperson and, at the same time, the victim of the Enlightenment. S/he guides the mentee through the dark forest of deceptive passions, such as the obvious example of love, but also those passions born, above all, of the contradictory game of interests between social classes, the behaviour of a bourgeoisie desperate to be recognized, and the impoverished, decadent and libertine aristocracy.</p><p>The 18<sup>th</sup> Century witnesses a transformation of the mentor as s/he was classically portrayed. The latter keeps on fulfilling his<strong>/</strong>her original role as an advisor, but also becomes a narratological model – particularly in Madame de Tencin’s fictions, for whom Madame de Lafayette, for example, remains the intellectual model to imitate. Moreover, the mentor becomes<strong>,</strong> during the Enlightenment<strong>,</strong> a being in the flesh, sensual, passionate, whose ethic is merely anthropological, who surveys and examines the laws through reason. The Age of the “libertine” is also the era of a reconsidered mentorship: a calculating character, the libertine-mentor is often tinged with existential evil, a resurgence of a double-edged “ego” which characterizes human beings, a philosophy inaugurated by Montaigne and echoed by Descartes and Pascal, among others. Evil lingers during the entire Enlightenment despite the optimism conveyed by reason. Although this analysis will focus on the two aforementioned novels, it would also be stimulating to further the study of this topos, by including several other novels which would expand and enrich the SATOR database.</p> Sante Arcangelo Viselli ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18664 sam, 11 mai 2019 06:20:29 -0700 Variantes sur la figure du mentor au XVIIe siècle https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18680 <p>Cet article explorera la figure du mentor dans des textes du XVII<sup>e</sup> siècle en utilisant trois ressources électroniques, le logiciel d’analyse de texte Voyant, la base de données Satorbase, et BiblioToucher, une bibliothèque virtuelle de textes intégraux d’Ancien Régime.  À partir des configurations de mentorat dans quatre textes bien différents (<em>Le Voyage dans la lune</em>, <em>la Princesse de Clèves</em>, <em>Amelonde</em> et l’étonnante <em>Histoire de la Marquise-Marquis de Banneville</em>) les mots clés du mentorat seront identifiés et analysés  (fréquence, distribution et collocations). Ceci permettra non seulement d’en tirer des topoï dans ces textes mais aussi de tenter de retrouver ces mêmes topoï dans d’autres textes de l’époque. </p>This article will analyze the character of the mentor in Seventeenth Century novels through the use of three electronic resources : the textual analysis tool Voyant ; the Satorbase database of recurrent narrative sequences ; and the BiblioToucher virtual library of Ancien Régime texts. Using representations of mentoring in four quite different novels (<em>Le Voyage dans la lune</em>, <em>la Princesse de Clèves</em>, <em>Amelonde</em> and l’<em>Histoire de la Marquise-Marquis de Banneville</em>) the key words associated with mentors will be identified and analyzed. This analysis will be applied to these and other texts of the period in an attempt to semi-automatically identify recurrent narrative sequences. Daniel Joseph Maher ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18680 sam, 11 mai 2019 06:20:29 -0700 Hommage à Henri Coulet https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18699 Souvenirs et regrets. Eglal Henein ##submission.copyrightStatement## https://journals.uvic.ca/index.php/sator/article/view/18699 sam, 11 mai 2019 06:20:32 -0700